
Dans les mouvements insurrectionnels, on entend ou l’on lit parfois des phrases qui dépassent ceux-là mêmes qui les prononcent. Certaines formules, par leur violence ou leur logique implacable, finissent par révéler bien davantage que leurs auteurs ne l’avaient peut-être imaginé.
Je n’ai pas résisté au plaisir de mettre l’une de ces sentences en bande dessinée. J’ai demandé à ChatGPT de m’en proposer une illustration inspirée de Tintin au pays des Soviets, avec son univers graphique et sa manière de mettre en scène les dérives idéologiques.
Le résultat est cette petite BD, qui pousse jusqu’à l’absurde la logique des oppositions : d’un côté, les grévistes ; de l’autre, les collaborateurs. Et, au bout du raisonnement, une conclusion terrible : ceux qui ne sont pas dans le bon camp deviennent des ennemis à éliminer.
La caricature est volontairement outrancière. Mais elle pose une question qui, elle, ne l’est pas : à quel moment la défense d’une cause se transforme-t-elle en justification de la violence contre ceux qui ne la partagent pas ?
La liberté de penser commence précisément là où l’on accepte que l’autre puisse penser autrement.

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