L’incendie de la mairie de Limoges est plus qu’un fait divers. Il est le symptôme d’une société où la colère s’exprime parfois par la violence, tandis que la confiance dans les institutions s’effrite.
La colère ne constitue pas un projet politique, et la violence ne saurait tenir lieu de revendication. Mais se contenter de rétablir l’ordre sans s’interroger sur les causes du malaise serait tout aussi insuffisant. Lorsque les citoyens ont le sentiment que les décisions leur échappent, que certains savent mieux se faire entendre que d’autres et que l’intérêt général passe après les intérêts particuliers, c’est le contrat démocratique lui-même qui se fragilise.

Pour sortir de cette impasse, il faut changer la Constitution. Non pour modifier les institutions par principe, mais pour rééquilibrer les pouvoirs, rendre les gouvernants véritablement responsables et garantir que les décisions publiques servent l’intérêt général plutôt que des intérêts particuliers. La République doit retrouver sa vocation première : être au service de tous les citoyens, et non des mieux organisés ou des plus influents.

Laisser un commentaire