Auteur/autrice : Serpent a Plumes

  • Fureur épique

    Je ne me réjouis pas de la mort des trois plus hauts responsables iraniens, contrairement à ce que j’ai cru comprendre ce matin dans un communiqué attribué à l’État français — communiqué que je n’ai pas réussi à retrouver par la suite.

    Je n’éprouve évidemment aucun regret particulier à l’annonce de la disparition du guide suprême Khamenei, du ministre de la Défense et du chef d’état-major iranien. Toutefois, on ne peut se réjouir de la mort d’hommes, même lorsqu’ils ont été responsables de la mort de milliers d’autres. La gravité de leurs actes n’efface pas ce principe fondamental.

    Si la mort de ces trois dirigeants, ainsi que l’attaque de l’Iran par Israël et les États-Unis, devaient conduire à la chute d’un régime que beaucoup jugent abominable et permettre au peuple iranien de reprendre en main son destin, ce serait une évolution positive.

    Je crains cependant que les relais régionaux de l’Iran ne trouvent d’autres soutiens et d’autres financements. Et j’espère, pour les Ukrainiens, que les armes iraniennes ne parviendront plus aux forces russes, afin de ne pas prolonger davantage un conflit déjà tragique.

  • Opération Palmyre

    La réaction française s’est fait attendre toute la journée. Ce samedi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné la capture du président vénézuélien, Nicolás Maduro, par les forces américaines lors d’une opération qui « contrevient » au droit

    international, estimant qu’« aucune solution politique durable » dans le pays « ne saurait être imposée de l’extérieur ».

    En cela la France rejoint les condamnation unanime de la presse mondial contre cette ingérence mais dans le même temps un opération militaire franco-britannique a bombardé les installations de Daech en Syrie.

    Chercher l’erreur. C’est très facile militairement parlant mais les conséquences sur le terrorisme en France seront probablement très fortes.

  • Opération Caracas

    Nicolás Maduro et son épouse auraient été exfiltrés vers les États-Unis afin d’y être jugés, à la suite d’une opération menée par les forces spéciales américaines.

    Dans le même temps, le terminal portuaire de La Guaira, point de départ présumé de cargaisons de drogue, a été ciblé par des frappes. Aucune installation pétrolière n’aurait été touchée.

    Sans surprise, l’Iran a immédiatement condamné l’intervention américaine au Venezuela, dénonçant une violation flagrante de la souveraineté nationale du pays. Une réaction qui trahit, selon moi, une réelle inquiétude du régime iranien. Les mollahs redoutent qu’une répression trop brutale de la révolte en cours sur leur propre territoire ne provoque, à leur tour, une riposte américaine.

    Pour l’instant, cette menace semble jouer un rôle dissuasif. Espérons qu’elle continue d’agir, car les précédentes vagues de répression ont été d’une violence extrême et tragiquement meurtrières.

  • Mort de rire

    Comme Nandabayin, souverain birman qui, dit-on, mourut d’hilarité en entendant d’un marchand italien que la république de Venise était un État libre sans roi. Lorsque j’ai appris que tous nos députés, à deux exceptions près (une abstention et un vote contre), avaient rejeté le budget de la France alors qu’ils avaient auparavant approuvé l’ensemble des mesures qui le composent.
    Et pourtant, la chose est parfaitement logique : c’est ce qu’on appelle le Paradoxe de Condorcet, que chacun a normalement étudié en terminale en philosophie. Mais nos brillants énarques étaient sans doute trop intelligents pour prêter attention à ce cours-là.

  • Décès de Tommy Recco

    La mort de quelqu’un n’est jamais une nouvelle dont on peut se réjouir. Pourtant, j’ai appris aujourd’hui le décès de Tommy Recco, mort à l’âge de 91 ans alors qu’il était toujours sous écrou, même hospitalisé. Cela montre que, contrairement à ce que beaucoup imaginent, la peine de réclusion à perpétuité existe bel et bien en France et peut être effectivement purgée jusqu’au dernier jour de la vie d’un condamné. Voilà les cas que j’ai trouvé.

    • Michel Fourniretdécédé le 10 mai 2021 (Paris) — tueur en série condamné à la perpétuité; mort pendant sa détention/hospitalisation. Wikipédia
    • Yvan Colonnadécédé le 21 mars 2022 (après agression en détention → hôpital) — condamné à la perpétuité pour l’assassinat du préfet Érignac; agressé en prison et décédé des suites de ses blessures. Le HuffPost+1
    • Christian Van Gelovendécédé le 6 août 2011 (en détention) — condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de deux fillettes; mort en prison. Wikipédia+1
    • Tommy (Joseph-Thomas) Reccodécédé le 20 novembre 2025 (transféré/hôpital/prison) — condamné plusieurs fois à la perpétuité; longtemps considéré comme l’un des plus anciens détenus de France; mort en détention des suites d’un cancer. ladepeche.fr+1
    • André Paulettodécédé le 13 novembre 2016 (centre pénitentiaire de Caen) — condamné à la perpétuité ; l’un des plus anciens détenus français au moment de sa mort. Wikipédia+1
    • Pierre-Just Marnydécédé (suicide) le 7 août 2011 (prison de Ducos, Martinique) — condamné à la perpétuité en 1969 ; retrouvé mort en cellule après 48 ans d’incarcération. Wikipédia+1
    • Gérard Lebourgdécédé le 21 avril 2005 (centre de détention de Caen) — condamné à la perpétuité pour l’enlèvement et le meurtre de Delphine Boulay ; mort en détention. Wikipédia
    • Bernard Pesquetdécédé le 10 mai 2009 (maison d’arrêt de Fresnes) — condamné à la perpétuité pour plusieurs assassinats ; mort en détention. Wikipédia+1
    • Albert Pel (historique) — décédé le 9 juin 1924 au bagne de Nouvelle-Calédonie — condamné aux travaux forcés / perpétuité à l’époque; mort en détention coloniale (cas historique). Wikipédia
    Si la loi du 9 octobre 1981 n’avait pas été voté combien de personnes auraient pu être condamné à mort depuis cette date ?

    La question est légitime mais la réponse ne peut pas être chiffrée exactement : en France, il n’existe aucune statistique officielle indiquant combien de personnes auraient été condamnées à mort si la peine capitale n’avait pas été abolie le 9 octobre 1981.
    Cependant, on peut répondre de manière solide en expliquant :


    1. Pourquoi aucun chiffre précis n’existe

    Depuis 1981, les magistrats n’ont plus jamais à se prononcer sur la peine de mort, donc :

    • aucun parquet n’a requis la peine de mort,
    • aucune cour d’assises n’a jugé si un crime justifiait la mort plutôt qu’une autre peine,
    • de nombreux facteurs subjectifs (circonstances, personnalité, aveux, repentir, expertises…) influent sur une peine.

    Donc, même avec les mêmes faits, on ne peut pas affirmer qu’un accusé aurait été condamné à mort.


    2. Ce qu’on peut faire : identifier les crimes qui, AVANT 1981, étaient passibles de mort

    Les crimes passibles de mort jusqu’en 1981 étaient notamment :

    • meurtre aggravé (enfant, torture, préméditation…)
    • assassinat (meurtre avec préméditation)
    • meurtre de policiers, gendarmes, magistrats
    • meurtres multiples
    • espionnage, trahison
    • certains actes terroristes

    Beaucoup d’affaires célèbres depuis 1981 auraient donc juridiquement relevé du champ de la peine capitale.


    3. Liste des affaires majeures depuis 1981 qui, AVANT 1981, auraient pu entraîner une demande de peine de mort

    Cette liste n’implique pas qu’ils auraient forcément été exécutés, mais qu’ils entraient dans la catégorie des crimes passibles de mort.

    TUEURS EN SÉRIE

    • Michel Fourniret (meurtres + viols sur mineures)
    • Guy Georges (« tueur de l’Est parisien »)
    • Francis Heaulme
    • Émile Louis
    • Thierry Paulin
    • Patrice Alègre
    • Joachim Knychała (France/Belgique)
    • Le “monstre de Mortagne”, Ludovic Chevalier
    • Le “démon de l’Ardenne”, Pierre Bodein
    • Nordahl Lelandais (meurtre de Maëlys + militaire Arthur Noyer)

    MEURTRES D’ENFANTS / AFFAIRES PARTICULIÈREMENT GRAVES

    • Affaire Sauvage (meurtres « familiaux »)
    • Affaire Marion Wagon (suspects)
    • Meurtre de Laëtitia Perrais par Tony Meilhon
    • Meurtre de Sophie Lionnet (Londra – couple français)

    TERRORISME

    Nombre d’auteurs d’attentats auraient été passibles de mort, par exemple :

    • Mohamed Merah (s’il n’était pas mort lors de l’assaut)
    • Auteurs des attentats 2015 (Bataclan, Paris)
    • Auteurs de Nice 2016 (s’il avait survécu)
    • Khaled Kelkal (GIA, 1995)
    • Carlos « le Chacal » (condamné en 1997)

    MEURTRES DE POLICIERS / GENDARMES

    • Meurtre de la policière Clarissa Jean-Philippe (2015)
    • Meurtre des policiers de Magnanville
    • Crimes de Redoine Faïd (complicités dans meurtre de policière en 2010)
    • Meurtres commis par Rédoine Faid lors de braquages (selon dossiers)

    MEURTRES MULTIPLES / ASSASSINATS

    • Tueries familiales : Troadec, Courjault…
    • Nombreux faits divers avec meurtres aggravés (torture, préméditation…)

    On atteint rapidement plusieurs dizaines de cas potentiels, même en ne comptant que les affaires très médiatisées.


    4. Estimation réaliste

    Si l’on applique les critères juridiques d’avant 1981 :

    • Environ 1 500 à 2 000 personnes ont été condamnées pour assassinat depuis 1981.
    • Parmi elles, une proportion minime aurait encouru réellement la peine capitale (avant 1981, seulement 1 condamnation à mort par an en moyenne était exécutée dans les années 60-70).

    Estimation raisonnable : 30 à 50 personnes auraient pu être condamnées à mort depuis 1981
    (sur la base des affaires impliquant meurtre aggravé, torture, meurtres multiples ou terrorisme).

    Exécutées réellement (dans la logique des années 1970–1981) : probablement moins de 10.

    Aucun chiffre officiel n’existe, mais juridiquement et en analysant les crimes post-1981, entre 30 et 50 personnes auraient pu être condamnées à mort, si la loi du 9 octobre 1981 n’avait pas aboli la peine capitale.

    Dans la pratique (si on extrapole la politique pénale des années 1970), moins de 10 auraient probablement été exécutées.

    On peut en conclure que l’abolition de la peine de mort n’a pas fondamentalement modifié la réalité de la sanction : les personnes incarcérées jusqu’à la fin de leur vie ont, dans les faits, subi un châtiment lourd, marqué par la privation durable de liberté et les souffrances inhérentes à la détention. Cette évolution a surtout permis d’écarter définitivement le risque d’exécutions injustifiées. Il demeure toutefois regrettable, pour la protection de la société comme pour la réparation symbolique due aux familles des victimes, que la véritable perpétuité soit encore trop rarement appliquée.

  • Lettre ouverte au président des Républicains

    Monsieur le Président,

    Je suis gaulliste depuis 1958. J’avais alors neuf ans.
    Depuis toujours, j’ai cru que votre famille politique représentait l’esprit du gaullisme — celui du travail, du mérite et de la fraternité entre les Français. J’ai toujours voté pour elle.

    Aujourd’hui, je ne reconnais plus cette France que j’aimais.
    Pour reprendre la célèbre caricature d’avant 1789, ce ne sont plus la noblesse et le clergé qui reposent sur le tiers état, mais ceux qui produisent les richesses — travailleurs comme entrepreneurs — qui portent désormais sur leurs épaules une administration pléthorique et un système d’assistanat dévoyé

    Je distingue bien sûr les fonctionnaires utiles, ceux qui servent la nation : personnels de santé, enseignants, militaires, policiers, magistrats… Ils sont trop peu nombreux et doivent être mieux soutenus, mieux formés, mieux considérés.
    Mais il faut aussi réduire drastiquement les fonctions administratives qui ne créent ni valeur ni service réel pour nos concitoyens

    Oui, je crois à la fraternité : nous devons protéger les plus fragiles, soutenir les personnes handicapées et ne laisser personne mourir de faim.
    Mais je trouve inadmissible que trop de personnes capables de travailler préfèrent ne pas le faire, parce que leur reste à vivre est plus élevé que ceux qui travaillent.

    L’informatique a bouleversé nos vies, mais elle a surtout facilité le travail des administrations — au prix d’un effort accru pour les citoyens, qui font désormais eux-mêmes une grande partie du travail administratif.
    Je m’en sors parce que je suis technophile, mais combien de Français sont désormais exclus de ce monde numérique ? Est-ce cela, la modernité ?

    Demain, l’intelligence artificielle risque de réduire encore davantage le nombre d’emplois productifs. Que deviendrons-nous alors ?

    Vous avez choisi de laisser le « moine soldat » poursuivre sa route.
    Cela signifie :

    1. Que les entrepreneurs vont cesser d’investir et d’embaucher pendant deux ans ;
    2. Que les consommateurs réduiront leurs achats, entraînant une baisse des recettes fiscales ;
    3. Que les impôts augmenteront — d’au moins 30 milliards d’euros en 2026, et combien encore en 2027 ?
    4. Que vous soutenez, depuis huit ans, celui que l’on présentait comme le « Mozart de la finance », lequel a réussi l’exploit d’endetter la France de 1 000 milliards d’euros, battant ainsi le record de François Mitterrand — et s’apprête à détruire ce qu’il reste de notre économie.

    Si j’ai bien compris, vous redoutez une dissolution de peur de ne pas être réélu.
    Mais en suivant cette voie, j’en suis convaincu : dans vingt mois, vous ne le serez pas davantage.

    Continuez ainsi, et nombre d’électeurs de droite, comme moi, ne voteront plus pour vous.
    Le Rassemblement National accédera alors au pouvoir, car le « front républicain » ne convaincra plus personne.

    Il vous reste une seule voie d’avenir : l’union des droites.
    Sans cela, votre mouvement disparaîtra, et avec lui une certaine idée de la France.

    Ne servez pas les intérêts d’un homme qui, sept semaines après son élection, osa dire :

    « Il y a sur les quais des gares des gens qui ne sont rien. »

    Bien fraternellement,

    Le serpent à Plumes

    PS: Je cours adhérer à l’Union des droites pour la République (UDR)

  • Philippe Aghion, un Nobel français pour l’innovation et la croissance

    Le prix Nobel d’économie 2025 a récompensé Philippe Aghion pour ses travaux révolutionnaires sur la croissance économique. Avec Peter Howitt, il a formalisé la théorie de la destruction créatrice, inspirée de Joseph Schumpeter.

    Leur idée centrale : la croissance naît de l’innovation, qui remplace sans cesse les anciennes technologies.
    Aghion a rendu cette intuition mesurable en montrant comment les entreprises, la concurrence et les politiques publiques influencent l’innovation.
    Contrairement aux modèles classiques où le progrès technique tombait « du ciel », il l’a rendu endogène, produit par l’action humaine.
    Ses recherches éclairent les débats actuels sur la productivité, les start-up ou l’intelligence artificielle.
    Elles montrent aussi que trop de monopoles freinent la créativité, tandis qu’une concurrence équilibrée la stimule.
    Grâce à lui, l’économie moderne relie désormais innovation, institutions et inégalités dans une même logique dynamique.
    Philippe Aghion incarne ainsi une économie tournée vers l’avenir, où le changement n’est plus un risque, mais le moteur même du progrès.

  • La montagne a accouché d’une souris

    Je vous l’avais dit il y a trois jours : le Roi était nu… nu et donc nul. Quant à Micron, notre tout petit Président, face à toutes les solutions possibles pour sortir du piège dans lequel il s’est lui-même enfermé, il a, sans surprise, choisi la pire.

    Raymond Devos « Parler pour ne rien dire » 


    Pour tenter de sauver la situation, il a désigné le « moine-soldat » — Sébastien Lecornu — pour lequel j’ai pourtant beaucoup d’estime, mais qui s’avance, hélas, vers une mort politique certaine.
    La seule question qui demeure est : combien de temps lui reste-t-il ? Quelques jours, quelques semaines, peut-être quelques mois, mais sûrement pas plusieurs trimestres.
    Pour qu’il ait une chance de s’en sortir, il faudrait que Micron renonce à sa loi sur les retraites. Y a-t-il réellement renoncé?

    Certes, cette réforme était nécessaire, mais pas de cette manière.
    Pas en écartant les partenaires sociaux, contrairement à ce que prévoit la loi, car ils auraient fini par trouver un compromis. Le précédent Premier ministre y était d’ailleurs presque parvenu.

    Mais Micron souffre, en autre, d’un biais d’investissement — ou biais des coûts irrécupérables (Sunk Cost Effect, en anglais) —, cette tendance qu’ont les individus à persister dans une mauvaise décision simplement parce qu’ils y ont déjà investi du temps, de l’énergie ou des ressources.

  • Le Roi est nu…l

    Non seulement il est nu, mais en plus, il est démuni. Dénué de vision, sans doute, mais pas d’audace : il a tout de même réussi à alourdir la dette française de 1 000 milliards d’euros — soit le double de la fortune d’Elon Musk. Excusez du peu. Le résultat ? Une France qui s’enfonce lentement dans la ruine.

    Plus un entrepreneur n’ose investir, plus un consommateur n’ose dépenser. Tous épargnent avec frénésie, amassant leurs noisettes en prévision de la disette. Le pays entre dans une spirale récessive, un véritable cercle vicieux économique et politique.

    Le « Mozart de l’économie » a déjà hypothéqué l’avenir avec une dette abyssale ; il s’apprête désormais à ruiner le présent. Dans dix-huit mois, où en serons-nous ?

    Que pourrait-il faire ?

    • Quel que soit le Premier ministre qu’il nommera — de gauche, du centre ou de droite —, il tombera en quelques semaines, quelques mois tout au plus.
    • Dissoudre l’Assemblée ? Ce serait offrir le pouvoir au Rassemblement national, car l’union sacrée a volé en éclats : à force de tirer sur la corde, elle a fini par casser.
    • Démissionner ? Cela déclencherait une campagne présidentielle précipitée, trop courte pour voir émerger un projet solide ou un visage neuf.
    • Réformer la Constitution pour pouvoir gouverner malgré tout, à l’allemande ? Il n’en a ni la volonté ni l’étoffe.
    • Promettre de démissionner dans six mois ? Ce serait l’option la plus sage : avancer l’élection d’un an, préparer sereinement les municipales de mars, et redonner à la France un gouvernement stable, à l’abri des renversements.

    Mais que fera-t-il ?
    Je n’ai guère de doutes : il choisira la pire des options, convaincu de sa propre génialité — comme toujours, sans écouter personne.

    Pauvre de nous.

    Mais tout cela était prévisible dès le 29 juin 2017, 7 semaines après son élection ou il prononça cette phrase: « Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. Parce que c’est un lieu où on passe. Parce que c’est un lieu qu’on partage »

  • Michel Devoret est co-lauréat du prix Nobel de physique 2025

    Lorsque tu lances une balle contre un mur, tu peuxz être sûr qu’elle rebondira sur toi

    Tu serez extrêmement surpris si la balle apparaissait soudainement de l’autre côté du mur. En mécanique quantique, ce type de phénomène est appelé effet tunnel et c’est précisément ce qui lui a valu sa réputation d’étrangeté et de manque d’intuition.

    Imagines que les électrons sont comme des petits fantômes très pressés, coincés dans une boîte avec des murs d’énergie infranchissables.
    Normalement, un fantôme poli frappe à la porte ou attend qu’on l’ouvre.
    Mais les électrons, eux, se fichent des règles : ils traversent les murs sans prévenir — c’est le tunneling quantique.

    Jusqu’ici, on pensait que ce genre de magie n’arrivait que dans le monde minuscule des atomes.
    Mais Clarke, DEVORET et Martinis ont montré que cette bizarrerie fonctionne aussi dans un circuit électrique assez gros pour être vu à l’œil nu.
    Autrement dit : les lois quantiques n’ont pas lu le panneau « interdit aux objets macroscopiques ».

    Et mieux encore, ces circuits rebelles sont maintenant les candidats parfaits pour construire des ordinateurs quantiques :
    des machines capables de résoudre des problèmes impossibles pour les ordinateurs classiques…
    …en traversant les murs de la logique, comme de vrais électrons ninjas.

    Cocorico, parmi les tris prix Nobel il y a un français (Telecom plus doctorat à l’université d’Orsay) mais qui a travaillé à l’Université privé Yale aux USA. Pourquoi ne sait-on pas garder nos cerveaux?