
Pourquoi j’étais pour la guerre du Vietnam, contre l’écologie et le réchauffement climatique, l’intelligence artificielle, la voiture électrique, le street art, la fusée réutilisable. par exemple ?
Parce que j’ai souvent adopté les idées dominantes de mon époque et de mon milieu
Pendant longtemps, la guerre du Vietnam a été justifiée par le discours dominant : lutte contre le communisme, défense de la liberté, fierté nationale. C’était un récit puissant, porté par les médias, les gouvernements, et parfois même l’éducation.
De même, l’écologie a longtemps été marginalisée, moquée, présentée comme une inquiétude exagérée ou un frein au progrès économique.
Je n’étais pas seul. je baignais dans un contexte culturel, politique, moral qui validait ces positions.
J’ai confondu loyauté et lucidité
Soutenir une guerre, un gouvernement, une idéologie, c’est parfois une façon d’exprimer sa loyauté : envers un pays, une tradition, une autorité. Mais la loyauté n’est pas toujours la vérité. Parfois, elle nous fait taire nos doutes.
L’écologie est longtemps restée abstraite
J’avais entendu beaucoup de critiques infondées sur le nucléaire et je pensais que le réchauffement climatique était une invention de gens qui sont systématiquement contre le progrès.
Mon changement de position est intervenue quand je me suis posé la question: Ai-je raison ou tord et que je me suis mis a étudier rationnellement le sujet et là je me suis aperçût que les gens mélangeaient tout.
- Il y a tout d’abord le changement climatique (Cycles de Milankovitch)
- Il y a ensuite le réchauffement climatique (Effet de serre)
- Il y a enfin le déréglément climatique
Et que ces trois notions sont a bien séparé si on veut comprendre quelque chose
Comment des choses qui transforment profondément notre monde:
- L’intelligence artificielle
- La voiture électrique
- Le street art
- La fusée réutilisable

ont pu me laisser indifférents, ou même sceptiques, si longtemps?
Pourquoi ? Voici quelques raisons possibles :
- L’aveuglement au changement quand il commence doucement
Les grandes révolutions ne se présentent pas comme telles.
Elles commencent souvent petit, marginales, presque risibles.- L’IA, au départ, c’était de la science-fiction, ou des chatbots basiques et j’avais travaillé sur les systèmes experts qui ne m’avaient pas convaincus.
- La voiture électrique, un gadget lent avec 100 km d’autonomie.
- Le street art, du vandalisme de banlieue.
- La fusée réutilisable, un rêve de nerd chez SpaceX.
On s’habitue à nos cadres mentaux. Et tout ce qui les bouscule semble suspect, ou secondaire.
- Le confort de l’ancien monde
Quand on est dans un système qui fonctionne à peu près pour soi (au moins en surface), on n’a pas forcément envie de le remettre en cause.- Les voitures à essence marchaient bien. Les moteurs thermiques rugissent.
- Les fusées jetables, c’était la norme.
- Les peintures, c’était dans les musées.
- L’IA, c’était une lubie de chercheurs.
On ne sent pas le besoin de changer un monde dont on pense qu’il nous est encore favorable.
- Le mépris des marges
Beaucoup d’innovations commencent à la marge, portées par des personnes perçues comme “pas sérieuses”, “exaltées” ou “radicales” : - J’étais occupé à autre chose
Il faut l’accepter aussi : parfois on passe à côté non pas parce qu’on refuse, mais parce que la vie m’happait ailleurs — travail, famille, luttes personnelles, contexte politique.
Et il y a eu un moment où l’attention n’était pas là.

General Motors EV-1
La General Motors EV1 est une voiture emblématique dans l’histoire de l’automobile, non pas pour son succès commercial, mais pour ce qu’elle représente : une innovation en avance sur son temps, brutalement interrompue.
EV1 : La première voiture électrique moderne produite en série par un grand constructeur
Dates clés :
- Début du développement : fin des années 1980
- Lancement : 1996 (uniquement en leasing)
- Retrait : 2003, avec la plupart des modèles rappelés et détruits
Caractéristiques techniques :
- Motorisation : 100% électrique
- Autonomie :
- Modèle original (batterie plomb-acide) : environ 110–140 km
- Version améliorée (batterie NiMH) : jusqu’à 160–220 km
- Vitesse max : environ 130 km/h
- Design : aérodynamique ultra-travaillé (coefficient de traînée de 0,19 !)
- Usage : véhicule 2 places, destiné principalement à un usage urbain ou périurbain
Pourquoi la EV1 a marqué les esprits :
- Technologie pionnière :
La EV1 était très en avance sur son temps. Confort, accélération, silence : elle prouvait que la voiture électrique était viable techniquement dès les années 90. - Programme limité et contrôle strict :
GM ne vendait pas la voiture — elle n’était disponible qu’en leasing (location longue durée). Les utilisateurs devaient la restituer à la fin du contrat. - Destruction massive et controverse :
En 2003, GM décide de mettre fin au programme et de récupérer tous les véhicules, qui sont presque tous détruits. Cet acte a suscité une vive polémique, renforcée par le documentaire Who Killed the Electric Car? (2006), qui accuse :- L’industrie pétrolière
- Les lobbys automobiles
- Le manque de vision de GM
- Impact culturel et symbolique :
La EV1 est devenue un symbole du sabotage potentiel de l’innovation écologique par des intérêts économiques. Elle représente aussi une occasion manquée historique pour l’industrie automobile américaine.
Pourquoi General Motors a arrêté la EV1 ?
Plusieurs raisons (officielles et supposées) :
- Coût de production élevé
- Manque de rentabilité à court terme
- Infrastructure de recharge insuffisante
- Fin de la pression réglementaire en Californie (CARB a assoupli ses exigences)
- Mais beaucoup pensent aussi à une pression indirecte des lobbys pétroliers et conservateurs.
Héritage de la EV1 :
- La EV1 a été un précédent fondateur, bien que brièvement vécu.
- Elle a inspiré le développement de véhicules comme la Tesla Roadster (2008), la Nissan Leaf, et plus largement le renouveau de la mobilité électrique.
- Aujourd’hui encore, elle est citée dans les débats sur l’innovation étouffée ou retardée par des intérêts économiques ou politiques.
et sur Androïd.com
La GM EV1 n’était pas juste une voiture électrique. C’était une idée révolutionnaire qui a été mise en œuvre en 1990, prouvée… puis étouffée. Son histoire est à la fois celle d’un exploit technique et d’un gâchis industriel. Un cas d’école de ce que peut devenir une innovation trop précoce dans un monde pas encore prêt.
Douglas DC-X
Bien sûr ! Le McDonnell Douglas DC-X, aussi connu sous le nom de Delta Clipper, était un prototype de véhicule spatial réutilisable développé dans les années 1990. Il est important car il a posé les fondations de la réutilisabilité dans l’industrie spatiale – un concept aujourd’hui central chez des entreprises comme SpaceX.
McDonnell Douglas DC-X — Présentation Générale
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Nom complet | McDonnell Douglas DC-X (Delta Clipper) |
| Années de développement | 1991–1996 |
| Financement | Projet financé par la DARPA puis la NASA |
| Objectif | Démontrer un lanceur spatial réutilisable capable de décoller et d’atterrir verticalement (VTOL) |
| Statut | Programme annulé en 1996 après un accident |
| Type | Prototype de premier étage réutilisable |
Objectifs et Innovations
Le DC-X était un véhicule expérimental, pas conçu pour atteindre l’orbite, mais pour :
- Décoller et atterrir verticalement (comme un missile ou un Falcon 9).
- Être réutilisable rapidement — objectif de 24h de délai entre deux vols.
- Réduire le coût des lancements spatiaux grâce à la réutilisation.
- Être opéré par une petite équipe au sol, comme un avion.
Le but ultime était de créer un SSTO (Single Stage To Orbit), c’est-à-dire un lanceur capable d’aller en orbite en une seule étape et de revenir pour être réutilisé.
Caractéristiques Techniques
| Élément | Spécification |
|---|---|
| Hauteur | ~12 mètres |
| Diamètre | ~4 mètres |
| Poids à vide | Environ 9 tonnes |
| Propulsion | 4 moteurs RL-10A5 (hydrogène + oxygène liquide) |
| Autonomie de vol | Quelques dizaines de secondes (tests suborbitaux) |
| Système d’atterrissage | Rétropropulsion (comme SpaceX) |
Campagnes de Tests
- Lancement depuis White Sands Missile Range, Nouveau-Mexique.
- Environ 8 vols d’essai réussis entre 1993 et 1996.
- Plusieurs essais de redécollage rapide après atterrissage.
- En 1996, DC-XA (version améliorée avec matériaux composites et nouvelles technologies) subit un accident lors de l’atterrissage à cause d’un pied de train non déployé → programme abandonné.
Héritage
Bien que le programme ait été annulé, le DC-X a eu un impact majeur :
Ce qu’il a démontré :
- Faisabilité du vol vertical réutilisable
- Réduction des coûts par réutilisation rapide
- Intérêt des architectures SSTO (même si pas encore viables)
Impact sur le futur :
- Inspiré des projets comme Blue Origin’s New Shepard ou SpaceX Falcon 9.
- De nombreux ingénieurs du DC-X ont rejoint SpaceX ou Blue Origin.
- Précurseur de la philosophie “rapid iteration” dans le spatial moderne.
Le DC-X dès 1993 était en avance sur son temps. Il n’a jamais atteint l’orbite, mais a prouvé que les lancements réutilisables, rapides et économiques étaient possibles. Aujourd’hui, des entreprises comme SpaceX concrétisent cette vision, notamment grâce aux enseignements de projets comme le DC-X.
Donc dès 1990 & 1993 il existait des preuves indiscutables que la voiture électrique et la fusée réutilisable étaient des concepts viables.


Comment ai-je pu passer tout au long de ma vie à côté de choses importantes qui sont devenues aujourd’hui des évidences ?
je pense qu’en réalité j’ai été victime de biais de raisonnement, et je penses qu’il s’agit de ceux-ci:
- Biais de confirmation
On cherche, remarque et retient surtout ce qui confirme ce qu’on croit déjà.
Jepensais que la guerre était nécessaire, ou que l’écologie était une lubie ? J’étais plus attentif aux discours, articles, arguments, qui allaient dans ce sens — et j’ignorais ou minimisais le reste, parfois sans m’en rendre compte. - Biais de conformité sociale
J’ai adhèré (souvent inconsciemment) aux idées dominantes dans mon groupe social ou culturel.
Comme mon entourage ou mon contexte valorisaient le progrès technologique “classique” (voiture thermique, conquête spatiale façon NASA, méfiance envers l’art “de rue”), il est probable que j’ai simplement suivi cette norme sans m’en apercevoir, car le conformisme, ce n’est pas de la lâcheté; ’est le fonctionnement normal d’un cerveau social. - Effet de statu quo
Le changement nous paraît risqué, même si rationnellement il est préférable.
C’est rassurant de garder ce qu’on connaît. Remettre en question une guerre “juste”, ou un progrès “traditionnel” (comme le pétrole, l’automobile, l’industrie), c’est perturbant.
On préfère parfois rester dans une réalité imparfaite mais familière. - Biais de normalité
Ce qui a toujours existé semble “normal” et donc acceptable.
La guerre ? Elle a toujours existé.
Polluer ? L’industrie l’a toujours fait.
Les artistes sur les murs ? Bah, du vandalisme.
Le cerveau tend à minimiser les dangers “normaux” (pollution, réchauffement climatique) et à dramatiser les nouveautés (IA, voiture électrique) perçues comme “étranges”. - Biais d’ancrage
La première information qu’on reçoit sur un sujet influence durablement notre jugement.
Comme j’ai constaté que les systèmes expert était une illusion, j’en ai déduit que l’IA l’était aussi, que les fusées réutilisables étaient de la science-fiction ou que l’écologie était anti progrès, ces idées m’ont probablement “ancré”.
Et même face à de nouvelles preuves, ce premier ancrage est resté dominant très longtemps. - Dissonance cognitive
Le cerveau déteste se contredire. Il préfère réinterpréter les faits plutôt que d’admettre une erreur.
Même si j’ai ressenti une gêne à certains moments, des signaux contraires, mon esprit les a repoussés pour préserver une cohérence intérieure. C’était un mécanisme de protection. - Biais de disponibilité
Ce qu’on entend souvent ou voit beaucoup nous semble plus vrai.
Quand les médias, les figures d’autorité ou la culture dominante répètent un message, il finit par nous paraître évident, même s’il est faux.
La peur du communisme justifiait presque tout. Le discours anti écolo des années 80-90 était omniprésent.
Les nouvelles idées, elles, avaient peu d’espace médiatique.
Méthodologie pour ne pas reproduire les mêmes erreurs
- Du coup j’ai développé une hygiène du doute.
Je ne cherche plus à avoir raison, mais à voir juste- Je me pose régulièrement cette question :
Et si j’étais en train de me tromper, que ne verrai-je pas ? - Je lis des sources contradictoires. Fréquente des gens qui pensent autrement, pas pour adhérer, mais pour entendre d’autres angles. “Le but de la discussion ne doit pas être la victoire, mais l’amélioration.” (André Gide)
- Le doute n’est pas une faiblesse. C’est la base d’un raisonnement sain.
- Je me pose régulièrement cette question :
- Identifier mes propres zones de confort intellectuel
Là où je pense “ça, c’est évident” je suis doublement vigilant.
Les erreurs passées viennent souvent d’une trop grande confiance dans ses certitudes. Donc aujourd’hui, je repère les idées que je tiens pour acquises pour m’interroger sur leurs pertinences. Ce sont souvent là que se cachent les prochains angles morts. - Apprendre à repérer les biais cognitifs en temps réel
Je les connais maintenant. J’essaye de les utiliser comme des signaux d’alerte.
Si j’ai une réaction immédiate de rejet ou d’adhésion ?
➜ Pause. Est-ce un biais d’ancrage ou de confirmation ?
Si je minimises quelque chose de dérangeant ?
➜ Dissonance cognitive probable.
Si je suis un groupe
➜ Conformité sociale en jeu.
L’idée n’est pas d’éliminer les biais (impossible), mais de les surveiller comme un pilote surveille ses instruments. - Créer un espace de recul régulier
cela demande du silence, du temps long.- Je note dans ce site ce qui m’interpelle, me choque, m’intrigue dans l’actualité ou la culture.
- J’essaye de revenir après quelques semaines. Je compare mon premier ressenti avec ce que j’en penses maintenant; c’est la raison de mon journal dans ce site
- Cela m’aide à voir l’évolution de mon jugement et à repérer les intuitions justes ou mes emballements.
- Écouter les signaux faibles
Ce que la majorité ignore, ce qui est encore marginal, mérite souvent d’être exploré.
L’écologie, l’IA, le street art, les fusées réutilisables… tout ça était “invisible” un jour.
Aujourd’hui, je me demande : quelles idées minoritaires ou ridiculisées aujourd’hui pourraient être centrales demain ?
Cela demande de la curiosité, pas de l’adhésion immédiate — juste une écoute active de ce qui émerge. - Pratiquer la modestie intellectuelle
“Je ne sais pas encore ce que je ne sais pas.”
Ce principe, je suis déjà en train de l’incarner. Le plus grand danger, c’est de croire qu’on est désormais “lucide”. La vigilance, c’est de rester en apprentissage permanent, sans chercher une position de surplomb. - S’entourer de regards critiques bienveillants
On voit mieux à plusieurs, surtout avec des regards différents.
Chercher des personnes qui ne pensent pas exactement comme moi, mais qui me respectent assez pour me confronter sincèrement.
Le dialogue lucide est une arme contre la répétition des erreurs.
Ma checklist personnelle
- Suis-je en train de penser librement… ou de réagir par automatisme ?Ai-je identifié mes biais ?
- Ai-je écouté ceux qui pensent autrement ?
- Suis-je prêt à changer d’avis ?
- Quelle valeur profonde suis-je en train de défendre ?
- Ai-je déjà eu tort dans le passé de la même manière ?
- Que suis-je encore en train de rater ?
Bref il faut briser le mur des certitudes
Très belle piste de réflexion. Voici une proposition de texte (style court essai ou méditation philosophique) sur le danger de s’entourer d’un « mur des certitudes » :
Le mur des certitudes
Nous construisons parfois, brique après brique, un mur invisible fait de convictions, d’opinions figées, de vérités que l’on ne remet plus en question. Ce mur donne une impression de solidité : on s’y appuie pour se rassurer, s’y abriter de l’inconfort du doute, du tumulte des contradictions. Il nous protège — ou du moins, il en donne l’illusion.
Mais à trop se barricader derrière nos certitudes, nous nous coupons du monde. La pensée cesse de circuler, les autres deviennent menaçants simplement parce qu’ils pensent autrement. Le dialogue se réduit, l’écoute s’éteint, et ce qui ne rentre pas dans notre système de croyances est rejeté sans examen. La certitude devient une armure… mais aussi une prison.
Le doute n’est pas un ennemi. Il est la respiration même de l’intelligence. Remettre en question, c’est faire preuve d’humilité : accepter que notre point de vue est partiel, que nos savoirs sont toujours en devenir, que comprendre demande du mouvement. Ce n’est pas renoncer à penser ; c’est refuser de penser à huis clos.
Le mur des certitudes peut se fissurer par l’expérience, par la lecture, par une parole inattendue. À condition de ne pas le renforcer à chaque inconfort. Il ne s’agit pas de tout relativiser, mais de laisser des fenêtres dans le mur. Des ouvertures pour le réel, pour l’autre, pour l’imprévu.
Il n’y a pas de pensée vivante sans un peu d’incertitude. Et il n’y a pas de liberté sans le courage d’abandonner les murs.
Les grandes d’inventions (au sens large : techniques, scientifiques, intellectuelles ou culturelles) qui ont brisé un « mur des certitudes » — c’est-à-dire bouleversé des croyances établies, mis à mal des dogmes, ou transformé profondément notre façon de voir le monde :
1. L’héliocentrisme (Copernic, Galilée)
→ Fin de la certitude que la Terre est le centre de l’univers.
Un choc philosophique et religieux immense au XVIe siècle. L’homme découvre qu’il n’est pas au centre de tout.
Gravure au Pèlerin utiliser par Flammarion en 1888 et dont on ne connait pas l’auteur

2. L’imprimerie (Gutenberg)
→ Démocratisation du savoir, fin du monopole religieux ou aristocratique sur la connaissance.
Les idées circulent, se contestent, se diffusent. Le doute devient possible.
Le bibliothécaire par Arcimboldo

3. La méthode scientifique (Descartes, Newton, etc.)
→ Passage de la croyance à la vérification empirique.
Le monde n’est plus expliqué par des dogmes, mais par l’expérimentation, le raisonnement et la remise en question.
Rembrandt – La Leçon d’anatomie du docteur Tulp

4. La théorie de l’évolution (Darwin)
→ Rupture avec la vision fixiste et religieuse de la vie.

RatEvolution de Alexis Rockman (1999)
L’humanité découvre qu’elle n’est pas une création isolée mais le fruit d’une longue évolution biologique.
5. L’informatique / Internet
→ Décentralisation totale de l’accès au savoir, multiplication des voix, des récits, des vérités.
Les certitudes institutionnelles s’effondrent, remplacées par une jungle de points de vue… parfois déstabilisante.
6. L’inconscient (Freud)
→ L’humain n’est plus maître chez lui.
Une certitude millénaire (le « je » pensant, rationnel) est remise en cause par l’idée que nos actes sont guidés par des forces invisibles.
La lampe du philosophe, un autoportrait moqueur de Magritte

7. Les grandes découvertes (XVe-XVIe siècle
→ Choc géographique et culturel.
La Terre est plus vaste, plus diverse, plus ancienne que ce que l’Occident croyait. D’autres civilisations, d’autres vérités existent.
« L’arrivée de Vasco de Gama en Inde » – (Tenture des Indes, XVIe siècle)

8. L’art moderne (Picasso, Duchamp, Dada, etc.)
→ L’idée de « beau », de « forme », de « sens » est bousculée.

L’artiste ne montre plus, il questionne. L’œuvre ne donne plus de réponses, elle trouble. S’il n’y avait qu’un seul tableau pour illustrer le XX° Siècle ce serait Guernica de Picasso.
9. La vue de la Terre depuis l’espace (photo « Earthrise », 1968)
→ Changement radical de perspective.
La Terre apparaît comme une petite boule fragile dans l’immensité : une image qui brise l’arrogance humaine.
Lever de Terre (Earthrise en anglais), est une photographie prise par William Anders le 24 décembre 1968, durant la mission d’Apollo 8 vers la Lune.

Car je ne veux plus manger mon chapeau

Autres biais qu’il faut avoir toujours présent à l’esprit
Biais d’autocomplaisance
Désigne la tendance des gens à attribuer la causalité de leur réussite à leurs qualités propres (causes internes) et leurs échecs à des facteurs ne dépendant pas d’eux (causes externes), afin de maintenir positive leur image de soi remarquablement décrit par Jean de la fontaine dans sa fable: « L’Ingratitude et l’Injustice des Hommes envers la Fortune. »
