Dans ma besace

Le Colporteur, ou Le Fils prodigue,
est un tableau du peintre néerlandais Jérôme Bosch

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  • Visites faites par Le Cercle

Dessinateurs de l’absurde

Photographes de l’absurde

Tableaux exceptionnels

Détail du miroir de Les Époux Arnolfini de van Eyck

Compartiments à idées

A Partir de quel moment le programme d’avion Supersonic concorde, est-il apparu comme une ineptie ?

Le programme du Concorde, avion supersonique développé conjointement par la France et le Royaume-Uni (Aérospatiale et British Aircraft Corporation), a été perçu comme une prouesse technologique dès ses débuts, mais aussi comme une ineptie économique de plus en plus évidente à partir de plusieurs moments-clés. Voici les principales étapes qui ont contribué à ce constat :


🔹 1. Dès la fin des années 1960 – Premiers signes d’alerte

  • Coûts de développement astronomiques : Le budget initial du programme (1956-1962) a rapidement explosé. Il devait coûter quelques centaines de millions de francs, mais a fini par coûter plus de 11 milliards de francs français.
  • Marché potentiel surévalué : Initialement, on prévoyait plus de 350 ventes de Concorde à des compagnies aériennes. En réalité, seules Air France et British Airways l’ont acheté (et encore, à prix symbolique).
  • Dès cette époque, certains économistes et analystes ont commencé à remettre en question la rentabilité du projet.

🔹 2. Début des années 1970 – Crise pétrolière et écologie

  • Choc pétrolier de 1973 : Le Concorde consommait beaucoup plus de carburant que les avions subsoniques. Avec la flambée des prix du pétrole, son modèle économique devenait clairement non viable.
  • Rejets et opposition politique/environnementale :
  • De nombreux pays interdisent le survol du Concorde à cause du bang supersonique (interdit de survoler les terres aux États-Unis).
  • Opposition croissante à la pollution sonore et aux émissions à haute altitude.

🔹 3. Milieu à fin des années 1970 – Réalité commerciale décevante

  • Les compagnies aériennes renoncent une à une à leurs options d’achat.
  • Le Concorde n’est utilisé que sur quelques routes spécifiques (notamment Paris/New York et Londres/New York).
  • La maintenance coûteuse et la faible capacité (environ 100 passagers) empêchent toute rentabilité réelle.

🔹 4. Années 1980-1990 – Concorde devient un “fossile volant”

  • Alors que l’aviation évolue vers des avions plus économes et silencieux, le Concorde devient un symbole d’un luxe obsolète.
  • Le coût d’exploitation continue de grimper. Il est maintenu pour des raisons d’image et de prestige, non de rentabilité.

🔹 5. 2000 – L’accident du vol Air France 4590

  • Le crash en juillet 2000 à Gonesse tue 113 personnes.
  • Il entraîne l’arrêt temporaire des vols, et des modifications techniques coûteuses.
  • Bien que le Concorde reprenne le service en 2001, l’image du programme est définitivement ternie.

🔹 6. 2003 – Retrait du service

  • Air France et British Airways annoncent l’arrêt définitif du Concorde.
  • Il ne rapporte plus rien, coûte très cher à entretenir, et le marché est inexistant.

Conclusion

Le Concorde est apparu comme une ineptie économique dès les années 1970, bien que sa technologie restait impressionnante. Il était un chef-d’œuvre d’ingénierie, mais un échec commercial.

On peut donc dire que le programme apparaissait comme une ineptie à partir du moment où :

  • les commandes ont été annulées en masse dans les années 1970,
  • et la crise énergétique a mis en lumière son inefficacité économique.

Quelles sont les personnes qui ont mis en évidence l’effet de serre et le réchauffement climatique

L’effet de serre et le réchauffement climatique sont des concepts scientifiques dont la compréhension s’est construite progressivement au fil de deux siècles. Plusieurs figures clés, scientifiques pour la plupart, ont joué un rôle central dans leur mise en évidence. Voici un panorama chronologique des principales personnes associées à cette découverte.


1. Joseph Fourier (1824) – L’idée de l’effet de serre

  • Nationalité : Française
  • Apport : Premier à théoriser que l’atmosphère terrestre retenait la chaleur, un peu comme une serre.
  • Importance : Il n’avait pas le terme « effet de serre », mais a posé les bases du raisonnement.

🔹 « L’atmosphère agit comme un isolant thermique, permettant à la Terre de rester plus chaude qu’elle ne le serait autrement. »


John Tyndall (1859) – Expérimentation de l’effet de serre

  • Nationalité : Britannique
  • Apport : Il a démontré expérimentalement que certains gaz de l’atmosphère — vapeur d’eau, CO₂, méthane — retiennent la chaleur infrarouge.
  • Importance : Premier à identifier les gaz à effet de serre.

🔹 « L’air pur ne piège pas la chaleur, mais certains gaz spécifiques le font. »


3. Svante Arrhenius (1896) – Quantification du réchauffement

  • Nationalité : Suédoise
  • Apport : Premier à calculer l’impact du CO₂ sur la température terrestre. Il estime qu’un doublement du CO₂ ferait augmenter la température moyenne de la Terre de plusieurs degrés.
  • Importance : Prémices du réchauffement climatique anthropique.

🔹 Il pensait que le réchauffement serait bénéfique pour la civilisation nordique (!), sans anticiper ses dangers.


4. Guy Stewart Callendar (1938) – Le réchauffement mesuré

  • Nationalité : Britannique
  • Apport : Il établit un lien entre augmentation de la concentration de CO₂ dans l’air (par les combustibles fossiles) et hausse des températures mondiales.
  • Importance : Premières données empiriques à soutenir l’hypothèse d’un réchauffement climatique.

5. Charles David Keeling (1958–) – Les mesures précises de CO₂

  • Nationalité : Américaine
  • Apport : Il installe une station de mesure du CO₂ à Mauna Loa (Hawaï) et montre que la concentration augmente régulièrement.
  • Importance : La célèbre courbe de Keeling est le premier enregistrement continu de l’augmentation du CO₂ atmosphérique.

6. James Hansen (1988) – La sonnette d’alarme publique

  • Nationalité : Américaine
  • Apport : Climatologue de la NASA, il témoigne devant le Congrès américain en 1988, affirmant que le réchauffement est réel, mesurable, et d’origine humaine.
  • Importance : Un moment-clé de la prise de conscience politique et médiatique mondiale.

Conclusion – Une construction collective

L’effet de serre et le réchauffement climatique sont le fruit de découvertes successives :

NomPériodeApport majeur
Joseph Fourier1824Théorie de l’atmosphère comme isolant
John Tyndall1859Gaz à effet de serre identifiés
Svante Arrhenius1896Calcul de l’effet du CO₂
Guy S. Callendar1938Données de réchauffement liées au CO₂
Charles D. Keeling1958–Courbe de Keeling (CO₂ mesuré)
James Hansen1988Alerte publique sur le réchauffement

A partir de quel moment un honnête homme devait ne plus avoir aucun doute sur le réchauffement climatique

Un honnête homme, c’est-à-dire une personne cultivée, de bonne foi, informée sans être nécessairement spécialiste, ne pouvait plus avoir de doute sérieux sur le réchauffement climatique à partir des années 2000. Plusieurs jalons majeurs rendent le doute non seulement infondé, mais intellectuellement irresponsable.

Voici les moments charnières, selon le degré d’information et de rigueur morale :


1. 1988 – Création du GIEC (IPCC)

  • Pourquoi c’est important :
    La communauté scientifique mondiale crée un organe d’expertise intergouvernemental sur le climat. C’est un signal fort : le dérèglement climatique n’est plus un débat académique, c’est un enjeu mondial reconnu.

➡️ Un honnête homme attentif au débat scientifique pouvait déjà considérer le problème comme réel à partir de là.


2. 1990-1995 – Premiers rapports du GIEC

  • Pourquoi c’est décisif :
    Le premier rapport du GIEC (1990) établit un consensus sur le réchauffement observé et son lien probable avec les activités humaines.
    Le deuxième rapport (1995) affirme clairement que « l’influence humaine sur le climat est discernable ».

➡️ À ce stade, le doute n’est plus rationnellement soutenable pour une personne de bonne foi qui suit les sources scientifiques reconnues.


3. 2001 – Troisième rapport du GIEC : la confirmation

  • Contenu marquant :
    Le rapport affirme avec une confiance accrue que les émissions humaines de gaz à effet de serre sont la cause principale du réchauffement observé.
    Il s’appuie sur des données consolidées, des modèles climatiques convergents, et des observations globales (températures, fonte des glaces, élévation du niveau de la mer).

➡️ C’est ici que le seuil de l’honnêteté intellectuelle est franchi. À partir de 2001, un doute persistant sur le réchauffement climatique ne peut plus relever que de l’ignorance volontaire, du déni ou de l’idéologie.


4. 2007 – Le GIEC et Al Gore reçoivent le prix Nobel de la paix

  • Pourquoi c’est symbolique :
    Ce prix consacre non seulement la reconnaissance scientifique, mais l’urgence morale et politique du problème.

➡️ Pour le grand public, c’est un moment de bascule culturelle. L’honnête homme qui ne suit pas les journaux scientifiques n’a plus d’excuse pour l’ignorer.


5. Depuis 2010 – Les faits visibles à l’œil nu

  • Températures records chaque année ou presque
  • Multiplication des événements climatiques extrêmes
  • Données accessibles et vulgarisées

➡️ Même sans formation scientifique, la réalité empirique devient flagrante.


Conclusion :

À partir de 2001, un honnête homme raisonnablement informé ne peut plus avoir de doute légitime sur la réalité du réchauffement climatique et sur la responsabilité humaine.
Avant cela, à partir de 1995, le doute devenait déjà fragile.
Aujourd’hui, en 2025, le nier relève de la malhonnêteté intellectuelle ou de la manipulation idéologique.

Légende urbaine scientifique

Une légende urbaine scientifique est une croyance largement répandue, souvent présentée comme un fait scientifique, mais qui est inexacte, exagérée ou complètement fausse. Ces idées sont souvent relayées dans les médias, à l’école ou même dans des publications populaires, et persistent malgré les preuves contraires.

Voici quelques exemples emblématiques de légendes urbaines scientifiques, avec des explications :


Exemples de légendes urbaines scientifiques

1. « On n’utilise que 10 % de notre cerveau »

  • Faux : Les imageries cérébrales (IRM, EEG…) montrent que toutes les régions du cerveau sont actives, même pendant le sommeil.
  • Origine probable : Une mauvaise interprétation des fonctions cérébrales mal connues au début du XXe siècle.
  • Popularisée par : Films comme Lucy (2014), Limitless

2. « L’eau conduit l’électricité »

  • Partiellement faux : L’eau pure (distillée) ne conduit pas bien l’électricité. Ce sont les impuretés (sels, minéraux) dans l’eau courante qui la rendent conductrice.
  • D’où le danger réel dans les salles de bain… mais pas à cause de l’eau elle-même.

3. « Le sucre rend les enfants hyperactifs »

  • Faux selon la science : De nombreuses études ont montré aucun lien direct entre sucre et hyperactivité.
  • Effet placebo ou d’attente : Les parents s’attendent à ce que leurs enfants soient excités → ils les perçoivent comme tels.

4. « La Grande Muraille de Chine est visible depuis la Lune »

  • Faux : Elle est trop étroite et se fond dans le paysage. Même depuis une orbite terrestre basse, elle est difficile à voir à l’œil nu.
  • Les astronautes eux-mêmes l’ont démenti.

5. « Les cheveux et les ongles continuent de pousser après la mort »

  • Faux : Ce qui se passe, c’est que la peau se déshydrate et se rétracte, donnant l’illusion que les ongles ou les cheveux ont poussé.

6. « Les décharges électriques cardiaques relancent le cœur arrêté »

  • Faux pour l’asystolie : Un défibrillateur ne redémarre pas un cœur « mort », mais il réinitialise un rythme cardiaque irrégulier (fibrillation).
  • En cas d’arrêt cardiaque sans activité électrique (asystolie), la défibrillation est inutile.

Pourquoi ces légendes persistent ?

  • Simplification excessive de concepts complexes.
  • Transmission orale et populaire (école, télévision, films).
  • Besoin de récits frappants ou explications faciles.
  • Mémoire sélective et biais cognitifs (ex : confirmation).

Et la force de Coriolis, qui ferait tourner l’eau dans les siphons d’un côté dans une hémisphère et à l’inverse dans l’autre

Excellente question ! Ce que tu évoques est une des légendes urbaines scientifiques les plus tenaces :

« L’eau tourne dans un sens dans les lavabos de l’hémisphère nord et dans l’autre sens dans l’hémisphère sud à cause de la force de Coriolis. »

C’est faux dans la vie quotidienne. Voici pourquoi


Qu’est-ce que la force de Coriolis, réellement ?

La force de Coriolis est une force fictive liée à la rotation de la Terre, qui agit sur les objets en mouvement dans un référentiel en rotation.

Elle est réelle et mesurable, mais…

  • Elle agit sur de très grandes échelles, comme :
  • Les vents (cyclones, anticyclones).
  • Les courants océaniques.
  • C’est pourquoi les cyclones tournent dans un sens opposé selon l’hémisphère :
  • Sens horaire dans l’hémisphère sud.
  • Sens antihoraire dans l’hémisphère nord.

Et les lavabos ou baignoires, alors ?

La force de Coriolis n’a pratiquement aucun effet sur l’eau d’un évier ou d’une baignoire :

Facteurs déterminants dans un lavaboEffet
Forme du récipientFort
Petites inclinaisons dans le siphonTrès fort
Courants résiduels à la surfaceTrès fort
Turbulences en tirant le bouchonDominant
Force de CoriolisInfime, négligeable

Pour qu’un lavabo soit influencé par Coriolis, il faudrait :

  • Qu’il soit parfaitement symétrique.
  • Que l’eau soit au repos complet pendant des heures.
  • Dans une pièce isolée de vibrations.
  • Et que le siphon soit d’une précision exceptionnelle.

C’est faisable… en laboratoire ! Et dans ce cas, l’effet est réel mais minuscule : le sens de rotation change selon l’hémisphère.
C’est ce qu’ont montré des expériences très précises dans les années 1960 (ex : Ascher Shapiro au MIT).


Pourquoi la légende persiste ?

  • C’est élégant et pédagogique : une idée simple pour illustrer un phénomène complexe.
  • Elle est répétée dans les guides de voyage, les manuels scolaires simplifiés, et même dans des séries télévisées (ex : Les Simpson ou The West Wing).
  • Certaines personnes mettent en scène des démonstrations truquées à la ligne de l’équateur, avec des bassines manipulées.

Conclusion

🔹 La force de Coriolis existe et explique beaucoup de choses à grande échelle (vents, océans, cyclones).
🔸 Mais elle n’a aucun effet notable sur la direction dans laquelle l’eau s’écoule dans une baignoire ou un lavabo chez toi.


Existe-t-il un dessin humoristique qui illustre cette légende urbaine ?

Oui, plusieurs dessinateurs et humoristes ont illustré avec esprit les légendes urbaines, en les tournant en dérision ou en les détournant de manière absurde. Voici une sélection de ressources et d’œuvres qui pourraient vous intéresser :


Dessins humoristiques en ligne

  • CartoonStock propose une vaste collection de dessins humoristiques sur les légendes urbaines. Par exemple, un dessin montre un personnage affirmant : « Je pensais que c’était juste une légende urbaine », en découvrant un alligator dans les égouts.
  • Urtikan.net a publié des dessins humoristiques sur les légendes urbaines, notamment à l’occasion d’Halloween. Ces illustrations abordent des mythes populaires avec une touche satirique.

Bandes dessinées et ouvrages illustrés

  • « Les véritables Légendes urbaines – Tome 1 » : Cette bande dessinée compile des récits inspirés de légendes urbaines, illustrés avec humour et créativité.
  • « Contes & Légendes urbaines, Tome 1 » : Une autre BD qui revisite des mythes contemporains avec une approche humoristique.
  • « Quantix – la physique quantique et la relativité en BD » : Bien que centrée sur la science, cette BD aborde également certaines idées reçues et mythes avec humour.

Illustrations artistiques

  • Éditions Lapin ont publié Légendes Urbaines de Hicham Bouhennana, une œuvre où des créatures géantes envahissent des environnements urbains, offrant une perspective artistique et humoristique sur les mythes modernes.

À partir de quel évènement on a pu être persuadé pour quelqu’un qui s’intéresse un peu à la technique que l’intelligence artificielle était une réalité

Pour quelqu’un qui s’intéresse un peu à la technique, plusieurs événements clés ont pu servir de déclencheur montrant que l’intelligence artificielle (IA) était passée d’un concept théorique à une réalité concrète. Voici les plus marquants, classés chronologiquement, avec une explication de leur impact technique perçu :


1. 1997 – Deep Blue bat AlphaZero Gary Kasparov

Événement : L’ordinateur Deep Blue d’IBM bat le champion du monde d’échecs Garry Kasparov.

  • Pourquoi c’est marquant : C’était la première fois qu’une machine battait un grand maître humain dans un jeu aussi symbolique. Pour un technicien, cela montrait que les machines pouvaient déjà dépasser l’humain dans des tâches bien définies, même complexes.

2. 2012 – Victoire d’AlexNet au concours ImageNet

Événement : Le réseau de neurones AlexNet pulvérise la concurrence au concours ImageNet (classification d’images).

  • Pourquoi c’est marquant : C’est l’événement qui marque le retour en force du deep learning, grâce à la puissance des GPU et aux grandes bases de données. C’est un déclic technique fort : la reconnaissance d’image, auparavant peu fiable, devient soudainement extrêmement performante.

3. 2016 – AlphaGo bat Lee Sedol (jeu de Go)

Événement : AlphaGo (DeepMind) bat le champion mondial Lee Sedol au jeu de Go.

  • Pourquoi c’est marquant : Le Go était considéré comme hors de portée des machines à cause de sa complexité stratégique. L’IA n’utilise plus que la force brute comme Deep Blue, mais apprend par elle-même et élabore des stratégies inédites. C’est un moment fort pour quiconque suit la technique.

4. 2022 – Lancement de ChatGPT et les modèles GPT-3/GPT-4

Événement : L’IA devient capable de tenir une conversation fluide, écrire des textes, coder, traduire, etc.

  • Pourquoi c’est marquant : Pour les techniciens, GPT montre que le langage naturel, domaine longtemps considéré comme chaotique et flou, peut être modélisé de manière impressionnante. Les modèles ne sont plus des outils spécialisés, mais deviennent généralistes, ce qui change la donne.

5. 2022 – DALL·E, Stable Diffusion, Midjourney : génération d’images

Événement : Les IA peuvent générer des images réalistes à partir de texte.

  • Pourquoi c’est marquant : C’est une rupture visuelle. On voit directement le résultat. Cela prouve que les IA comprennent non seulement le texte, mais ont aussi une modélisation implicite du monde assez poussée pour le représenter visuellement.

Conclusion :

Pour quelqu’un qui a une fibre technique, AlphaGo en 2016 est souvent vu comme le basculement majeur : il ne s’agissait plus d’une IA spécialisée et brute, mais d’un système apprenant, jouant de manière créative, et battant un humain dans un domaine ultra-complexe.

Cependant, pour un public plus généraliste et aujourd’hui, le lancement de ChatGPT en 2022 est souvent le moment de révélation : une IA qui parle, comprend et répond avec pertinence dans des domaines variés.

A partir de quel moment on se devait être contre la guerre au Vietnam

La question de « quand » on devait être contre la guerre du Vietnam dépend beaucoup de la perspective morale, politique ou historique qu’on adopte. Cela dit, pour une personne rationnelle, informée, et même modérément engagée, plusieurs moments ont pu marquer un tournant décisif où l’opposition à la guerre devenait quasiment inévitable.

Voici les étapes clés :


1. Dès le début (1964) – Une guerre sans base solide

Événement : Incident du golfe du Tonkin (août 1964)

  • Pourquoi c’était déjà douteux :
    L’administration Johnson utilise un événement mal établi (voire fabriqué) pour obtenir du Congrès une résolution autorisant une escalade militaire. Pour les observateurs critiques, cela sentait déjà la manipulation politique, et l’idée d’empêcher la « domino theory » communiste paraissait peu justifiée par des faits solides.

➡️ À ce moment-là, on pouvait déjà s’y opposer par lucidité géopolitique : la guerre ne semblait pas défendable rationnellement.


2. 1968 – Offensive du Têt : le mythe de la victoire s’effondre

Événement : Offensive du Têt (janvier 1968)

  • Pourquoi c’est un point de bascule :
    Malgré les déclarations américaines affirmant que la guerre allait bientôt être gagnée, cette offensive massive du Viet Cong et de l’armée nord-vietnamienne montre que la victoire est loin d’être assurée. Même si l’offensive échoue militairement, elle détruit la crédibilité du gouvernement américain.

➡️ Pour beaucoup, c’est le moment où l’opinion bascule. L’idée de continuer une guerre mensongère, sanglante et sans issue devient moralement et stratégiquement intenable.


3. Après les révélations – 1969-71

  • Massacre de Mỹ Lai (révélé en 1969)
  • Pentagon Papers (publiés en 1971)
  • Pourquoi c’est une condamnation morale définitive :
    Ces révélations montrent que les autorités ont menti sur les objectifs, les résultats et les méthodes de la guerre (massacres de civils, manipulations politiques). À ce stade, toute personne honnête et informée ne peut plus défendre la guerre sans cynisme.

➡️ Ces événements rendent l’opposition non seulement légitime, mais presque obligatoire éthiquement.


En résumé :

DatePourquoi on devait déjà être contre
1964Guerre fondée sur un mensonge, logique de guerre froide douteuse
1968Perte de crédibilité totale, guerre ingagnable
1969-71Révélations de crimes et de mensonges systémiques

Donc, à la question :

À partir de quand devait-on être contre la guerre du Vietnam ?

Au plus tard en 1968, avec l’Offensive du Têt.
Mais dès 1964, une personne lucide et critique pouvait (et devait) déjà en percevoir l’inanité.

Compartiments à références

Wikipédia: la règle qui lui permet de survivre