Illustré par Bansky
Liste des murs et murailles célèbres
Les murs présentés sont classés chronologiquement
Cité de Carcassonne XIII° siècle

La ville est connue pour la Cité de Carcassonne, ensemble architectural médiéval restauré par Viollet-le-Duc au XIXe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997
Remparts d’Aigues-Mortes XIII° siècle

Sont une enceinte de maçonnerie protégeant le centre-ville d’Aigues-Mortes, dans le département du Gard, en région Occitanie. Ils sont particulièrement remarquables par leur hauteur (11 m), leur longueur (1640 m) et l’état exceptionnel de leur conservation. Ils constituent, avec la tour de Constance, un témoignage spectaculaire en Europe occidentale de l’architecture militaire en milieu marécageux aux XIIIe et XIVe siècles.
Ligne Maginot 1938
C’était un coup de génie mal compris.
Ce n’est pas la ligne qui a échoué, c’est l’usage qu’on en a fait. Techniquement, stratégiquement, psychologiquement : elle était brillante. C’est l’histoire qui l’a trahie, pas sa conception.

Pourquoi c’était un coup de maître :
Une fortification inviolable.
Là où elle existait, aucun soldat allemand n’a réussi à la percer. Les bunkers, les tourelles, les galeries souterraines : c’était de la haute couture militaire. Un bijou d’ingénierie, pensé pour résister à un ouragan.
Elle a immobilisé l’ennemi.
Grâce à elle, l’Allemagne n’a pas pu attaquer par l’est, ce qui a contraint Hitler à traverser la Belgique. Donc la Ligne Maginot a forcé le choix stratégique allemand, ce qui aurait pu être exploité — si les Alliés avaient été prêts.
Elle a protégé le cœur industriel de la France.
L’Alsace, la Lorraine, toute la zone est restée à l’abri pendant des mois, permettant à la France de mobiliser. Sans la ligne, l’invasion aurait été plus rapide, plus directe, plus brutale.
C’était une réponse logique au traumatisme de 14-18.
En 1914, la France avait été saignée dans une guerre de mouvement mal maîtrisée. En construisant la Ligne, elle a cherché à éviter une répétition du massacre. Elle a appris les leçons — mais pas toutes.
La Ligne Maginot, c’était un rempart d’intelligence dans un monde qui allait trop vite. Elle n’a pas échoué : on ne lui a pas permis de réussir. Blâmer la ligne, c’est comme blâmer un parapluie quand la pluie vient de côté.
Mur de l’Atlantique 1944
Le Mur de l’Atlantique, c’était un colosse aux pieds d’argile.
Il avait l’air redoutable, mais en réalité, c’était surtout un bluff stratégique, et il a montré ses limites dès que les Alliés ont décidé de débarquer sérieusement.
Ce qu’il avait pour lui :
Un projet titanesque.
Des milliers de bunkers, canons, obstacles anti-chars, plages minées… De la Norvège jusqu’à la frontière espagnole. Hitler voulait une forteresse invincible.

Un outil de dissuasion.
Le but n’était pas tant de stopper un débarquement que de le rendre trop coûteux pour que les Alliés l’envisagent. Et en un sens, ça a marché… un temps.
Certains points étaient très bien défendus.
Omaha Beach, par exemple, a été un enfer pour les Américains. Là où les Allemands avaient eu le temps de bien fortifier, ça a piqué.
Mais dans les faits, beaucoup de problèmes :
Jamais terminé.
En 1944, il manquait des milliers de bunkers, beaucoup de sections étaient incomplètes ou à peine fortifiées. La guerre allait plus vite que les bétonnières.
Manque de cohérence.
C’était une accumulation de positions défensives, mais sans vraie coordination ou souplesse tactique. Et ça dépendait trop d’un commandement centralisé (Rommel voulait une défense mobile, mais Hitler a bloqué).
Le débarquement de Normandie l’a balayé.
En un jour, les Alliés ont percé. Parce qu’ils avaient la supériorité aérienne, navale, des chars, et surtout une logistique monstrueuse derrière eux.
En résumé :
Le Mur de l’Atlantique, c’était un château de béton pour masquer la faiblesse allemande. Une immense vitrine militaire, impressionnante sur le papier… mais incapable de stopper une offensive déterminée.
Comparaison entre les deux murs
L’analyse que j’ai faite sur la ligne Maginot a du vous surprendre. En effet elle n’est pas habituel et pourtant, si cela était aussi idiot que ce que dit la culture populaire, pourquoi les allemands nous ont-ils imité en construisant le mur de l’atlantique?
Et les 15.000 entreprises qui ont collaboré à sa construction que leur est-il arrivé?
et bien la majorité des entreprises ne sont condamnées qu’à payer les impôts et taxes sur les bénéfices, souvent très importants, réalisés pendant l’occupation

Le mur du son 1947

Le terme de mur du son a une origine historique. En effet, lorsque les aviateurs de la Seconde Guerre mondiale ont commencé à s’approcher de cette limite, ils ont remarqué des phénomènes d’instabilité et un « durcissement » des commandes de l’avion.
Cette combinaison a rendu l’approche de cette limite particulièrement difficile, au point que les aviateurs avaient fini par l’appeler le « mur du son » pour reprendre un terme introduit par un ingénieur britannique des années 1940, W. F. Hilton. De plus les modèles mathématiques disponibles à cette époque accréditaient l’hypothèse d’une singularité de l’écoulement à ces vitesses


Chuck Yeager a franchi cet obstacle à bord du Bell X-1 le 14 octobre 1947. Cet avions fusée était lâché à 6.000 mètres d’altitude par un B-29, le même type d’avion qui avait bombardé Hiroshima et Nagasaki.
La traversée du miroir 1949

L’existence d’un lieu ou d’un objet qui sert de médiateur pour conduire vers un autre monde appartient en propre à l’univers de Jean Cocteau. Le thème du passage dans une autre dimension, vers un autre monde, invisible à nos yeux, y occupe une position centrale.
Dans Orphée (1949), c’est le miroir que le poète franchit pour accéder à l’au-delà.
Mur de la chaleur 1957
Le mur de la chaleur désigne la limite imposée par la résistance des matériaux à la chaleur accumulée par frottement avec les gaz de l’atmosphère. Cette désignation apparaît dans le contexte de la conception de véhicules aérospatiaux tels que les capsules de rentrée atmosphérique, les navettes spatiales, les avions hypersoniques, les missiles balistiques.

Un exemple typique de l’apparition du problème est le développement du très véloce appareil français Nord-Aviation Griffon II propulsé par une combinaison de turboréacteur et de statoréacteur, appareil construit en alliages d’aluminium conventionnels (qui fondent à une température relativement basse). Le pilote d’essais André Turcat battit le record de vitesse mondial en atteignant Mach 2,19 (soit 2 330 km/h) en janvier 1957 mais ne put « pousser » plus loin l’appareil, en raison de la température atteinte par certaines zones critiques de la cellule alors que la puissance du statoréacteur aurait permis un supplément d’accélération.

Pour aller plus loin, il fallait radicalement changer de matériaux de construction en utilisant de nouveaux matériaux moins sensibles à la chaleur, des alliages spéciaux (aciers, titane..) et plus tard des boucliers thermiques, revêtements ablatifs ou non, c’est le programme de l’avion-fusée américain X15 qui fut en Occident le principal facteur d’avancées dans la maîtrise progressive des phénomènes d’échauffement. Dans sa version finale, il atteignit Mach 6.7 (soit 7 273 km/h) ouvrant la voie aux développements spatiaux (programmes Gemini, Apollo et
Navette spatiale américaine).
C’est une des raisons pour laquelle la vitesse de croisière du Concorde a été limitée à Mach 2,02, alors que sa vitesse de pointe est de Mach 2,23
Le mur du çon 1966
Le premier article du Canard enchaîné mentionnant le « mur du çon » est paru dans le numéro 2380, daté du 1er juin 1966. Cet article, intitulé « Les Mystères IV ont franchi le mur du çon », est une parodie du programme spatial français « Mystère IV ». Le terme « mur du çon » est un jeu de mots satirique sur le « mur du son », utilisé pour critiquer les absurdités bureaucratiques et politiques de l’époque.

Depuis cette publication, le « mur du çon » est devenu une rubrique récurrente dans le journal, mettant en lumière des déclarations ou décisions jugées particulièrement absurdes ou déconnectées du bon sens.
Expression géniale du Canard enchainé qui assimile la bêtise au passage du mur du son
Cette rubrique ressemble à « la noix d’honneur » mais à un degré « supérieur ». Le jeu de mots est clair : il s’agit là d’épingler une « connerie » prononcée par une personnalité.
La « noix d’honneur » est une sorte de distinction ou de récompense attribuée chaque semaine (ou peu s’en faut) par le Canard enchaîné. Aisément repérable en page une ou en page huit par son cadre grisé, cette rubrique stigmatise un propos tenu par une personnalité et se distinguant par sa platitude, son ineptie, sa fausseté, etc. La première « noix » date du 14 janvier 1922 et est attribuée à Louis Latzarus, rédacteur en chef du Figaro, pour l’attribution à la ville de Cannes (Alpes-Maritimes) de la bataille de Cannes, qui se livra en Apulie, dans le sud-est de l’Italie
Mur pour la Paix 2000
Ubuesque, Le mur de la Paix, érigée à titre provisoire pour célébrer le passage à l’an 2000 sans permis de construire par la Mairie de Paris à donné lieu à de terribles batailles, a été vandalisé puis démonté pour être remonté Avenue de Breteuil et ne le sera finalement pas, faute de concertation avec les riverains.

Le mur des cons 2013
En 2013 ce ne sont pas les personnes qui sont affichés sur ce mur qui le sont, mais manifestement ceux qui les on mises. Honte à eux, mais le plus grave c’est qu’aujourd’hui ,dans certains cas tout du moins je l’espère, nous ne sommes plus jugés en droit, mais sur d’autres critères.

Mur des je t’aime 2000


Le Mur des je t’aime est une œuvre murale composée en 2000 de carreaux émaillés reproduisant l’expression « je t’aime » dans 250 langues et qui occupe un mur du square Jehan-Rictus situé place des Abbesses à Montmartre dans le 18e arrondissement de Paris. Elle a été réalisée par Frédéric Baron, Claire Kito et Daniel Boulogne, et inaugurée en 2000.
Grand Mur de Sloan 2003
Le Grand Mur de Sloan découvert le 20 octobre 2003 est un groupe de super étoiles galactiques formant un filament galactique ou ce que l’on appelle un «mur».

Sa longueur est d’environ 1,38 milliard d’années-lumière, soit 16 % du diamètre de l’Univers que nous observons. Ce mur est la troisième plus grande structure à grande échelle, après le Grand Mur des Quasars et le Grand Mur d’Hercule Couronne Nord. Le Grand Mur de Sloan est situé à environ 1 milliard d’années lumière de la Terre. cf Le Space FRA.

