Fureur épique

Je ne me réjouis pas de la mort des trois plus hauts responsables iraniens, contrairement à ce que j’ai cru comprendre ce matin dans un communiqué attribué à l’État français — communiqué que je n’ai pas réussi à retrouver par la suite.

Je n’éprouve évidemment aucun regret particulier à l’annonce de la disparition du guide suprême Khamenei, du ministre de la Défense et du chef d’état-major iranien. Toutefois, on ne peut se réjouir de la mort d’hommes, même lorsqu’ils ont été responsables de la mort de milliers d’autres. La gravité de leurs actes n’efface pas ce principe fondamental.

Si la mort de ces trois dirigeants, ainsi que l’attaque de l’Iran par Israël et les États-Unis, devaient conduire à la chute d’un régime que beaucoup jugent abominable et permettre au peuple iranien de reprendre en main son destin, ce serait une évolution positive.

Je crains cependant que les relais régionaux de l’Iran ne trouvent d’autres soutiens et d’autres financements. Et j’espère, pour les Ukrainiens, que les armes iraniennes ne parviendront plus aux forces russes, afin de ne pas prolonger davantage un conflit déjà tragique.

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