Je vous l’avais dit il y a trois jours : le Roi était nu… nu et donc nul. Quant à Micron, notre tout petit Président, face à toutes les solutions possibles pour sortir du piège dans lequel il s’est lui-même enfermé, il a, sans surprise, choisi la pire.
Pour tenter de sauver la situation, il a désigné le « moine-soldat » — Sébastien Lecornu — pour lequel j’ai pourtant beaucoup d’estime, mais qui s’avance, hélas, vers une mort politique certaine.
La seule question qui demeure est : combien de temps lui reste-t-il ? Quelques jours, quelques semaines, peut-être quelques mois, mais sûrement pas plusieurs trimestres.
Pour qu’il ait une chance de s’en sortir, il faudrait que Micron renonce à sa loi sur les retraites. Y a-t-il réellement renoncé?
Certes, cette réforme était nécessaire, mais pas de cette manière.
Pas en écartant les partenaires sociaux, contrairement à ce que prévoit la loi, car ils auraient fini par trouver un compromis. Le précédent Premier ministre y était d’ailleurs presque parvenu.
Mais Micron souffre, en autre, d’un biais d’investissement — ou biais des coûts irrécupérables (Sunk Cost Effect, en anglais) —, cette tendance qu’ont les individus à persister dans une mauvaise décision simplement parce qu’ils y ont déjà investi du temps, de l’énergie ou des ressources.


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