On sait presque pourquoi le Boeing 787 d’Air India n’a pas pu décoller.
Panne simultanée des deux réacteurs en cours de décollage. C’est un accident extrêmement rare. Il n’est arrivé que 6 fois avant, si on exclu le passage à travers une nuée de volatiles de l’Airbus A320 sur la baie d’Hudson. Il est intéressant d’analyser ces 6 accidents
Pour illustrer cet article, rien de tel que de référence à la légende d’Ixion ici formidablement représenté par Cornelis Cornelisz van Haarlem

- Dana Air Vol 0992
Type : McDonnell Douglas MD‑83
Date : 3 juin 2012
Lieu : Approche vers Lagos (Nigéria)
Cause : Un assemblage incorrect de plusieurs pièces dans les moteurs a sectionné la conduite de carburant, empêchant l’alimentation en carburant des deux moteurs. Une gestion sereine de l’équipage aurait probablement pu éviter l’accident.
2. Aeroflot Vol 7841
Type : Tupolev Tu‑134A
Date : 1er février 1985
Lieu : Départ de Minsk, Biélorussie
Cause : Ingestion de glace → double panne moteur
3. SAS Vol 751 (“Miracle de Gottröra”)
Type : McDonnell Douglas MD‑81
Date : 27 décembre 1991
Lieu : Près de Gottröra, Suède
Cause : Glace détachée des ailes, aspirée dans les moteurs → double panne moteur
4. Short 360 – Marsa Brega (2000)
Type : Short 360
Date : 13 janvier 2000
Lieu : Méditerranée, au large de Marsa Brega, Libye
Cause : Givrage non traité → les deux moteurs se sont arrêtés
5. Dagestan Airlines Vol 372
Type : Tupolev Tu‑154M (tri-moteur, mais deux se sont arrêtés avant le troisième)
Date : 4 décembre 2010
Lieu : Approche Domodedovo, Moscou (Russie)
Cause : D’abord deux moteurs à 9 100 m, puis le troisième a lâché avant l’atterrissage → atterrissage d’urgence
Les causes de l’accident ne sont pas clair; mais le drame aurait pu être éviter sans le cafouillage de l’équipage
6. Azerbaijan Airlines Vol A‑56
Type : Tupolev Tu‑134B‑3
Date : 5 décembre 1995
Lieu : Sortie de Nakhchivan, Azerbaïdjan
Cause : Premier moteur en panne, puis arrêt erroné du second → crash. Du grand classique un équipement tombe en panne, les opérateurs arrêtent le deuxième qui marche.
Comme pour l’accident en Inde on ne peut pas incriminer la glace, il faisait 34°C au sol et que le rescapé, (oui il y en a eu un) a entendu un bruit anormal comme une petite explosion, il est probable qu’une rupture d’une pièce à atteint un organe commun à l’alimentation en carburant des deux réacteurs. Il est donc probable qu’il ait eu un mode commun entre ces deux moteurs soi-disant indépendant (Analyse de sureté défaillante).

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